Le commerçant pieux

Le commerçant pieux

Le commerçant doit être préoccupé par ce qui concerne son au-delà. Ainsi, il ne doit pas laisser ses gains le distraire de la vie d’après et doit prendre soin de ses devoirs religieux.

Cet article est tiré de notre livre : Le Livre du Comportement.

Ce souci de la religion ne peut se réaliser qu’en respectant six principes :

  1. La bonne intention : son but doit être de subvenir à ses besoins afin qu’il se passe du fait de demander aux autres ou d’espérer leur aide. Il doit également chercher à être capable de prendre soin de sa famille, devenant ainsi l’un de ceux qui luttent dans le sentier d’Allah. Il doit s’acquitter du devoir d’être de bon conseil pour les musulmans.
  • Il doit produire et vendre avec l’intention d’accomplir une obligation collective. Après tout, si la production et la vente étaient laissées à l’abandon, les gens seraient incapables de survivre. Cela étant dit, il existe des types de produits nécessaires et d’autres qui ne le sont pas, car ils ne génèrent que beauté et plaisir. Le commerçant doit donc se concentrer sur un produit important, qui remplit un besoin majeur des musulmans. Qu’il évite les moulures, les sculptures et la construction de bâtisses plâtrées et décorées, car tout cela est détestable.

Le tailleur qui réalise un qaba[1] en soie pour un homme commet un péché.

Le métier de boucher est détestable, car il endurcit le cœur.

Faire le ménage ou pratiquer la saignée sont des métiers également réprouvés, car ils impliquent un contact direct avec les impuretés. C’est aussi le cas du métier de tanneur.

Il n’est pas permis de récolter de l’argent en échange de l’enseignement du Coran, d’actes d’adoration ou d’obligations collectives.

Le commerçant pieux

  • Il ne doit pas laisser le commerce de la vie d’ici-bas l’empêcher de faire le commerce de l’au-delà qui se trouve à la mosquée. Ainsi, il doit réserver une part de sa journée pour son au-delà avant de se rendre au marché et il doit réciter régulièrement ses invocations. En effet, les commerçants parmi nos pieux prédécesseurs avaient pour habitude de réserver le début et la fin de leurs journées pour l’au-delà et pratiquer le commerce en milieu de journée. Ensuite, lorsque le commerçant entend l’adhan du Dhohor et de Al-‘Asr, il se doit de quitter son commerce et de s’occuper de l’obligation en cours.
  • Au marché, il doit se rappeler d’Allah le Très-Haut constamment en récitant le tasbih « SoubhanAllah » et le tahlil « La ilaha illAllah ».
  • Il ne doit pas être avide de se rendre au marché et de commercer. Ainsi, qu’il ne soit ni le premier à se rendre au marché, ni le dernier à le quitter.
  • Il doit non seulement éviter l’illicite, mais également ce qui est douteux. Il ne doit pas seulement suivre les avis juridiques, mais il doit plutôt aussi consulter son cœur si quelque chose le fait hésiter.

Source : Le Livre du Comportement – Éditions MuslimLife


[1] Le Qaba est une pièce portée par-dessus les vêtements ou un habit qui s’enroule autour du corps.

One Reply to “Le commerçant pieux”

  1. Bahija Megahed dit :

    Salam aleykoum, baraka Allah fikoum, j’aurais aimé si c’est possible de nous envoyer en langue arabe.
    Je vous remercie

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