L’éducation de l’enfant

L'éducation de l'enfant

Sache que l’enfant est un dépôt auprès de ses parents. Son cœur est un bijou brut, ouvert à toute gravure. Donc, si le bien lui est présenté, il grandira avec et partagera la récompense avec ses parents ou ses enseignants.

Cet article est tiré de notre livre : Les Maladies du Cœur

En revanche, s’il est habitué au mal, il grandira avec et le fardeau qu’il portera autour de son cou sera aussi porté par ceux qui l’ont éduqué en cela.

Donc, l’enfant doit être protégé. On doit lui enseigner les bonnes manières, l’éduquer, lui apprendre la bienséance exquise et le protéger des mauvaises fréquentations.

On ne doit pas habituer l’enfant aux faveurs, aux récompenses ou à l’amour du luxe, car il risque de dépenser sa vie à la recherche de ces choses une fois adulte.

Il faut plutôt le surveiller dès son plus jeune âge. Il convient de n’engager qu’une femme pieuse, qui consomme le licite, pour ses soins et son allaitement. En effet, le lait qui provient de l’illicite n’aura aucune bénédiction.

Si le premier signe de la puberté chez un enfant est sa pudeur, c’est un signe de noblesse et une bonne annonce d’une raison saine qui aide à son enseignement des bonnes manières durant sa vie.

Le premier mauvais trait qu’il faut contrôler chez lui est l’avidité de nourriture. C’est pourquoi il convient d’apprendre à l’enfant le bon comportement relatif à la manière de manger. On doit l’habituer à ne manger qu’un seul morceau de pain à la fois. Il faut lui rendre le fait de trop manger comme étant vulgaire à ses yeux et lui présenter cette attitude comme étant celle des animaux sauvages.

On doit l’encourager à aimer les vêtements blancs plutôt que les habits en soie, afin qu’il apprenne que de tels tissus sont destinés aux femmes et aux hommes efféminés.

On doit également le dissuader de fréquenter les enfants habitués au luxe et au confort.

Il doit commencer par s’occuper dans les bibliothèques en apprenant le Coran et les récits des gens pieux, afin que l’amour des vertueux s’engraine en lui.

Il ne doit pas mémoriser des chansons d’amour et des poèmes qui parlent des désirs passionnels.

Lorsque l’enfant manifeste de belles manières et des actions louables, il convient de l’honorer en conséquence et de le récompenser d’une manière qui le réjouit. On doit également le féliciter devant les gens pour ces bonnes qualités.

De même, si parfois l’enfant agit d’une manière contraire à cela, il convient de mettre ceci de côté et de ne pas l’exposer. Il faut plutôt le sermonner en privé et lui faire craindre que les gens l’apprennent. Il ne convient pas de réprimander souvent l’enfant, car cela affaiblira son désir d’écouter celui qui lui fait des reproches. D’autre part, la mère doit enseigner à l’enfant la crainte du père.

On doit empêcher l’enfant de dormir la journée, car cela le conduira à être paresseux. En revanche, il ne faut pas l’empêcher de dormir la nuit, mais il ne faut pas qu’il dorme sur un lit confortable, car cela affaiblira ses membres. Il doit s’habituer au lit, aux vêtements et à la nourriture rugueux.

L'éducation des enfants

Il doit s’habituer à marcher, bouger et faire de l’exercice, afin qu’il ne soit pas dominé par la paresse.

On doit l’empêcher de se vanter devant ses camarades en raison d’une chose issue des biens de ses parents, que ce soit un plat qu’il mange ou un vêtement qu’il porte.

On doit l’habituer à l’humilité et au fait d’honorer ceux qu’il fréquente.

On doit l’empêcher d’accepter quoique ce soit des autres enfants. Il faut lui apprendre que prendre est rabaissant et que donner est plus noble. On doit toujours lui faire considérer l’or et l’argent comme étant de vulgaires choses.

L’enfant doit savoir que cracher en public est incorrect, de même que se moucher. Il doit également apprendre qu’il est inapproprié de bâiller devant les autres, ainsi que de mettre une jambe sur l’autre.

On doit lui enseigner qu’il est déplacé de trop parler. On doit éduquer l’enfant à ne s’exprimer que pour répondre aux questions. Il doit apprendre à écouter attentivement parler ceux qui sont plus âgés que lui, à se lever pour eux et à s’asseoir en face d’eux en signe de respect.

On doit mettre l’enfant en garde contre les propos grossiers et le langage vulgaire, de même que contre le fait de se mélanger à ceux qui s’expriment ainsi. Ceci afin de le préserver des mauvaises fréquentations.

Il est bon et conseillé de laisser l’enfant jouer après l’école, afin qu’il se détende suite aux leçons. Comme il est dit : « La relaxation du cœur encourage la mémorisation. ».

On doit lui enseigner l’obéissance à ses parents et à ses enseignants, ainsi qu’à les regarder avec respect et admiration.

Lorsque l’enfant atteint l’âge de sept ans, on doit lui ordonner d’accomplir la prière et lui expliquer qu’il n’est pas permis d’abandonner les ablutions rituelles.

On doit le mettre en garde contre le mensonge et la tromperie. Quand il approchera de l’âge adulte, il comprendra les raisons de cela.

Sache que la nourriture est un moyen de préserver la santé. Son but est de permettre à l’homme de gagner la force nécessaire à l’adoration d’Allah. Ce bas monde est éphémère, la mort mettra fin à ses plaisirs et elle doit être attendue à chaque heure. L’intelligent est celui qui fait des provisions pour l’au-delà. Si l’enfant est élevé dans la piété, alors elle s’enracinera dans son cœur comme la gravure dans la pierre.

Sahl Ibn ‘Abdullah a dit :

« Lorsque j’avais trois ans, j’avais pour habitude de me lever la nuit et de regarder mon oncle maternel Muhammad Ibn Suwar prier.

Un jour, il me dit : « Ne mentionnes-tu pas Allah qui t’a créé ? »

Je répondis : « Comment puis-je Le mentionner ? »

Il me dit : « Dis trois fois dans ton cœur, sans bouger la langue : « Allah est avec moi, Allah me regarde et Allah sait ce que je fais. » »

J’ai donc répété cela jusqu’à l’apprendre, puis mon oncle me dit : « Dis-le dix fois par nuit. »

C’est ce que je fis et la douceur de ces mots pénétra mon cœur.

Un an plus tard, mon oncle me dit : « Mémorise ce que je t’ai enseigné et continue de le faire jusqu’à ce que tu atteignes ta tombe. »

Je n’ai donc pas cessé de le faire durant toutes ces années et j’en ai ressenti la douceur en moi.

Puis, mon oncle m’a dit : « O Sahl, celui avec qui Allah se trouve, qu’Il observe et qui sait ce qu’il fait, va-t-il lui désobéir ? ».

Je suis donc allé à l’école où j’ai fini de mémoriser le Coran à l’âge de six ou sept ans. Puis j’ai jeûné toute ma vie, ne me nourrissant que de pain d’orge et j’ai ensuite passé mes nuits entières en prière. ».

Source : Les Maladies du Cœur – Éditions MuslimLife 

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